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“Sword Dance”, my review republished

When I first read the blurb, I was so intrigued by that—ouch!—eunuch-thing going on that I volunteered to read the ARC. Once again my expectations were low, and my reward was high. This is a thoroughly well-written and well-researched book. Of course it doesn’t need to be 100 percent accurate as to customs and such things as the place is fictional. But when you have an idea for a setting, you should by all means stick to it with the utmost coherence. And A.J. Demas did. Everything fit, from the landscapes (Greece! One of my favourite countries in the whole, big world!) to the descriptions of buildings, people, even politics, down to the intriguing character of Varazda, who is playing with gender borders and sexual twilight zones, but consistently and comprehensibly so.

Read the whole review, previously published by Gay Book Reviews (the site was closed last year) on

http://www.rainbowbookreviews.com/book-reviews/sword-dance-sword-dance-1-by-aj-demas-at-sextons-cottage

“Revenir, mon amour” – quel beau livre!

Malgré le sérieux du sujet – un amour de jeunesse perdu, le suicide d’un être proche, les affres de la mauvaise conscience — qu’il aborde, ceci est un livre aussi lumineux qu’un jour d’été dans le golfe de Corinthe. L’intrigue est habilement amenée et racontée, de bribes en bribes, avec une alternance réussie de fils narratifs du présent et du passé. C’est l’histoire de la confrontation d’un personnage plus âgé, mûri, plus réflechi avec son propre passé et avec l’insouciance de ses jeunes années, flétrie pour toujours par les innombrables morts qu’il a dû envisager depuis les années sida.

Pour lire toute ma fiche de lecture, enthousiaste, rendez-vous sur

http://livresgay.fr/revenir-mon-amour-de-parisdude

Just reviewed “Ma Vie en Rosé”

Jeffrey, nicknamed Buck by his friends, mentions the creative writing teacher he had in high school, and I have to say, I hope he has thanked her ever since, because she has done a very good job with him. I found his voice compelling; his writing moved me forward with the flow of the natural writer. Even the earliest anecdotes not only have the ring of truth, but also the flavor of fictionalized truth…

Read the whole review on

http://www.rainbow-reviews.com/book-reviews/ma-vie-en-rose-a-memoir-from-the-midwest-to-the-marais-by-buck-jones

Patreon… and you | Patreon… et vous | Patreon… und Ihr

EN | I finally decided to create my Patreon account. For those who do not know this site, Patreon is today for artists what Gaius Maecenas – whose name has become synonymous with an arts patron – was in ancient Rome for Virgil and Horace: a facilitator, or in other words, a means for any artist to be able to dedicate more (ideally: all) of their time to their passion. For me, this passion means writing as well as reading and reviewing books on livresgay.fr (in French) and on Rainbow Book Reviews (in English ). This double-passion is of course time-consuming; but when you love doing something, you don’t count the hours. Yet, in order to be able to devote even more time to it, I would be very grateful if you could support me. More resources would mean more free time, more freedom, more reviews… and above all, more novels.

Patreon is very simple: if you want to support me, just

  • click on the link in the header (Become a Patron!)
  • or go to my Patreon profile.

Then, you register as a contributor, you choose your monthly contribution, and voilà. You will then benefit from certain advantages, newsletters, additional information, exclusives, etc. I explain everything in this public article (in English, French and German): The Why and the What | Le pourquoi et le quoi | Das Warum und das Was

Thanks in advance!


FR | J’ai enfin décidé de m’inscrire sur Patreon. Pour ceux qui ne connaissent pas ce site, Patreon est aujourd’hui aux artistes ce que Caius Mæcenas – mieux connu sous son nom francisé Mécène – était dans l’Antiquité à Virgile, Properce et Horace: un facilitateur, autrement dit, un moyen pour les artistes de pouvoir dédier plus (idéalement: tout) leur temps à leur passion. Pour moi, cette passion, c’est avant tout l’écriture ainsi que la lecture et la rédaction des fiches de lecture que vous êtes de plus en plus nombreux à apprécier sur livresgay.fr (en français) ainsi que sur Rainbow Book Reviews (en anglais). Ces deux passions, bien sûr, sont chronophages; mais quand on aime, on ne compte pas les heures. En revanche, pour pouvoir y consacrer encore plus de temps, je serais très reconnaissant si vous pouviez m’apporter votre soutien. Plus de moyens, ça voudra dire plus de temps libre, plus de liberté, plus d’articles… et surtout, plus de romans.

Le fonctionnement est très simple: si vous souhaitez me soutenir, il suffit

  • soit de cliquer sur le lien en haut à droite dans la tétière (Become a Patron!)
  • soit de vous connecter à mon profil Patreon.

Ensuite, vous vous inscrivez sur le site en tant que contributeur, vous choisissez votre contribution mensuelle, et le tour est joué. Vous bénéficierez par la suite de certains avantages, des newsletters, des informations complémentaires, des exclusivités, etc. J’explique tout dans cet article public (en anglais, français et allemand): The Why and the What | Le pourquoi et le quoi | Das Warum und das Was

Merci d’avance!


DE | Ich habe mich endlich dazu aufgerafft, ein Patreon-Account zu eröffnen. Für diejenigen, die diese Website nicht kennen: Patreon ist heutzutage für Künstler das, was Gaius Maecenas – sein Name wurde eingedeutscht als Mäzen zum Gattungsbegriff – in der Antike für Virgil und Horaz war: ein Vermittler, mit anderen Worten, jemand, der Künstlern ermöglicht, ihrer Leidenschaft mehr Zeit zu widmen. Für mich ist diese Leidenschaft vor allem das Schreiben sowie das Lesen und Rezensieren; mehr und mehr Leser besuchen meinen französischen Literaturblog livresgay.fr oder lesen meine Kolumnen auf Rainbow Book Reviews (auf Englisch). Diese doppelte Leidenschaft ist natürlich zeitaufwändig; aber wenn man etwas gerne macht, ist man do nicht kleinlich. Dennoch wäre ich sehr dankbar, wenn Sie mich unterstützen könnten, damit ich noch mehr Zeit dafür habe. Mehr Ressourcen bedeuten mehr freie Zeit, mehr Freiheit, mehr Rezensionen… und vor allem: mehr Romane.

Die Funktionsweise von Patreon ist simpel: Wenn Sie mich unterstützen möchten,

  • Klicken Sie entweder auf den Link oben rechts (Become a Patron!)
  • oder besuchen Sie mein Patreon-Account.

    Dann schreiben Sie sich auf der Website ein, wählen Ihren monatlichen Beitrag, und Voilà. Sie profitieren dann von bestimmten Vorteilen, Newslettern, zusätzlichen Informationen, Exklusiv-News usw. Ich erkläre alles in diesem öffentlichen Artikel (auf Englisch, Französisch und Deutsch): Das Warum und das Was | Das Warum und das Was Das Warum und das Was

    Vielen Dank im Voraus!

“Ordinary Whore” is on Blog Tour!

Yep, exciting news—starting today, Feb. 24, I’m on a Book Blast Blog Tour with my new novel “Ordinary Whore”, with book presentations, reviews, and another excerpt. If you want to read the first two excerpts I’ve already posted elsewhere, you can find one on this site, the second (in French and English) on the Club Littéraire du Marais website. You can also listen to the “Ordinary Whore” Playlist on this site.

I’ll share the different blogs and sites who talk about my book below and will daily update the list. Please don’t hesitate to visit the different websites and blogs!

“Album de famille”… ouvert et aimé

J’ai beaucoup aimé l’univers dans lequel m’a entraîné Stéphan Sanchez. Bien sûr, comme à chaque fois qu’un roman est proposé à la première personne et que l’on retrouve des similitudes avec l’auteur(e), je me suis posé la question si c’était une histoire autobiographique, mais très vite, ce questionnement est passé à l’arrière-plan, car il importe peu, au final. Ce qui importe, c’est que cette histoire m’a captivé, m’a fait oublier le temps présent, m’a fait entrer dans la vie de quelqu’un d’autre, quelqu’un qui, malgré ses actions et réactions assez loin de ma propre façon de faire ou de voir, m’a semblé si familier. En plus, la façon simple et directe de l’écriture m’a donné l’impression d’écouter un ami qui me raconte, de vive voix et avec des mots quand même choisis avec soin, une petite anecdote.

Pour découvrir tout mon compte-rendu de ce livre, rendez-vous sur http://livresgay.fr/album-de-famille-de-parisdude

Critique de “Les Sagoens” sur livresgay…

Des notes au fil de l’eau, parfois sur le fil, filantes comme les étoiles du même nom, mais immensément divertissantes. Un certain effet de sfumato, de flou artistique alterne avec des descriptions que l’on croit d’abord anodines, mais d’une précision obsessionnelle. On retrouve bon nombre de ses notes préparatoires dans la deuxième partie…

“Les Sagoens”, roman en deux parties – à lire absolument!

Mais lisez d’abord mon compte-rendu 🙂

http://livresgay.fr/les-sagoens-de-parisdude

“Cordons” de Gabriel Kevlec lu et présenté

Ce qui distingue un vulgaire énième rabâchage d’une trame ancienne comme le monde d’un ouvrage foncièrement captivant, c’est la façon de laquelle cette trame est présentée. Je dois dire que Gabriel Kevlec m’a happé dès les premières pages de ce livre et ne m’a relâché qu’au dernier point final. Le livre est vraiment très, très bien écrit, le langage employé y joue un rôle presque aussi important que les deux protagonistes…

Découvrez le reste de mon compte-rendu sur

http://livresgay.fr/cordons-de-parisdude

Auszug “Eine ganz normale Hure”

“Eine ganz normale Hure”
Roman
Dieter Moitzi

Das tiefschwarze Wasser nimmt mich wie einen alten Freund auf. Es fühlt sich warm und gemütlich an.

Danach sitze ich am Strand und zittere vor Kälte, während der leichte Wind meine Haut trocknet. Wie lebendig und friedlich ich mich dabei fühle!

Meine Zähne klappern so sehr, dass ich nicht höre, wie diskrete Schritte über den Sand gleiten. Ich springe erschrocken auf, als mir jemand ein Badetuch auf die Schultern legt.

Rachid, der junge Mann, den ich vor einigen Stunden eingestellt habe, steht hinter mir. Er ist weiß gekleidet. „Es tut mir leid! Ich wollte Sie nicht erschrecken. Aber ich habe gesehen, wie Sie zitterten, also dachte ich, Sie bräuchten vielleicht das hier“, sagt er verlegen. Er hebt das Badetuch wieder auf, das heruntergerutscht ist, als ich aufgesprungen bin. Er drapiert es über meinen Oberkörper und reibt meine Arme.

Ich trete einen Schritt zurück und starre ihn benommen an. „Ist schon in Ordnung“, sage ich schließlich. „Du hast mich erschreckt. Aber jetzt ist alles in Ordnung. Und danke für das Badetuch.“ Ich lassen mich wieder auf den Boden fallen.

Rachid sieht mich an und weiß nicht, was er tun soll.

„Komm schon“, ich klopfe auf den Sand. „Setz dich her.“

„Ich dachte, Sie wollten alleine sein.“

„Selbst wenn du dableibst, fühle ich mich allein“, murmle ich. Dann lauter: „Ich hab nichts gegen ein bisschen Gesellschaft einzuwenden. Komm schon, setz dich.“

Er gehorcht.

Wir blicken in die Ferne, wo über dem Meer das schwache Morgenlicht fast unmerklich zunimmt. Eine angenehme Stille legt sich zwischen uns.

Er bricht sie nach einem Moment. „Ihnen ist immer noch kalt“, flüstert er. „Wollen Sie sich nicht was anziehen?“

„Meine Klamotten sind in meinem Zimmer“, flüstere ich zurück und achte darauf, die Magie der frühen Stunde nicht zu zerstören.

Rachid denkt darüber nach. „Wollen Sie, dass wir… miteinander schlafen?“, fragt er. „Dadurch würde Ihnen wärmer werden.“

Fassungslos starre ich ihn an. Dann dämmert es mir. Genau das soll er natürlich vorschlagen. „Nein“, sage ich. „Nein, ich will nicht… wie hast du es genannt? Mit dir schlafen? Nein, ganz sicher nicht.“ Ich lächle. „Trotzdem danke.“

„Sie sollten nicht hierbleiben“, murmelt Rachid. Er beginnt, mit einer Hand im Sand herumzugraben, und hebt sie dann hoch. Die feinen Körner laufen sanft zwischen seinen schlanken, gebräunten Fingern hinunter.

„Was?“, frage ich. Eine Sekunde lang glaube ich, dass das schon wieder eine der sonderbaren Warnungen ist, die ich erhalten habe.

„Sie sollten nicht hierbleiben. Sie werden sich erkälten“, erklärt er.

„Hm“, sage ich. „Komm her.“ Ich ziehe ihn näher. „Leg deinen Arm um mich. Das wird mich wärmen.“

Er kuschelt sich an mich und legt seinen Arm um mich. Ich spüre seine Körperwärme, seinen Atem an meinem Hals. Die Umarmung fühlt sich gut an, fast mütterlich.

„Sir?“, meint Rachid. „Ich habe mich gefragt…“

„Nenn mich Marc. Was denn?“

„Ach, nein. Das kann ich Sie nicht fragen.“

„Doch. Bloß keine Angst.“

„Aber… Sie sind mein Chef.“

„Guter Gott, nein! Michele ist dein Chef. Vielleicht glaubst du, dass ich in der Nahrungskette etwas weiter oben sitze, aber das ist meiner Meinung nach nicht der Fall. Wir sind irgendwie Kollegen. Also schieß los.“

Er denkt nach. Dann: „Ich dachte, Sie wären Madame Di Forzones… Ehemann?“

Nur mit großer Mühe gelingt es mir, nicht schallend aufzulachen. „Überhaupt nicht! Sie bezahlt mich für meine… ähm, Dienstleistungen. Genauso, wie du bezahlt wirst, verstehst du?“

„Wirklich? Aber so, wie Sie aussehen, müssen Sie doch nicht… ich meine, warum tun Sie das?“

„Du brauchst Geld zum Leben. Ich auch.“

„Aber… aber Sie sind Franzose. Sicherlich gibt es in Frankreich andere Jobs für Sie.“ Rachid schüttelt ungläubig den Kopf.

„Sicher, ja. Aber mein Job passt mir.“

„Wie sind Sie… in das alles hineingestolpert?“

„Zufall. Das Leben. Ich hatte die Qual der Wahl: Hure oder Verbrecher oder Politiker. Was sowieso mehr oder weniger das gleiche ist. Mein Vater war Politiker, weißt du, und ich wollte nie so werden wie er.“

„Ah. Okay. Ich verstehe“, lügt Rachid. Er starrt mich an, ein verletzlicher junger Mann, der dreinsieht wie Kate Bushs Man with the Child in his Eyes.

„Hey“, schlage ich vor. „Lass uns schwimmen gehen, ja?“ Ich springe wieder auf. Das Badetuch rutscht wie ein Schleier zu Boden. Alles ist besser als mein Schicksal zu besprechen. Schlimmer noch, Rachid hat mir seine unversehrte, unschuldige Seite gezeigt. Ich habe keine Lust, von seinen verletzlichen Augen, seinen tiefsinnigen Fragen berührt zu werden. „Komm schon.“ Ich helfe ihm auf. „Und zieh das aus!“ Ich zerre spielerisch an seinen Klamotten.

Rachid entkleidet sich. Sein entzückender junger Körper glänzt im frühen Licht der Morgendämmerung. Er grinst mich an.

Ich klopfe ihm auf den Hintern und laufe dann weg.

„Das wirst du mir teuer bezahlen!“, schreit er grinsend und läuft mir nach.

Wir stürzen uns in die sanften Wellen, beide wunderbar nackt, und wir quietschen und plätschern, zwei verspielte Kinder, zwei vom Leben noch unberührte und unbeschmutzte Knaben, während die Sonne am Horizont aufgeht.

Marcs Playlist zum Anhören