français

4 poems for free | 4 poèmes gratuits

The new issue of L’Autre Rive (the literary review of the Club Littéraire du Marais), of which I have to honor to be the editor in chief and graphic designer, features four of my poems, three of which are published for the first time.

Check them out here:

https://pdf.lautre-rive-la-revue.fr/Autrerive_No-3.html#p=59

Dans le dernier numéro de L’Autre Rive (la revue littéraire du Club Littéraire du Marais), dont j’ai l’honneur d’être le rédacteur en chef et le graphiste, se trouvent quatre de mes poèmes en anglais avec leur traduction inédite.

Pour les découvrir, c’est par ici:

https://pdf.lautre-rive-la-revue.fr/Autrerive_No-3.html#p=59

Smashwords

English | Good news for all those who boycott Amazon and don’t have an ebook reader that handles the Kobo-format: I have reactivated my Smashwords account and uploaded all my novels. I’ll upload any new novel from now on, too. FYI, my pricing policy is that my books cost exactly the same on all platforms where they are available.

So, what is Smashwords exactly? Well, it’s just the world’s largest distributor of indie ebooks. As such, it turns out to be the perfect “tool” for independent writers as well as a wonderful platform for readers who want to discover new voices in all categories and genres of the written word. Once you register, the site offers useful tools for search, discovery, and personal library management. Most of the books on Smashwords are affordably priced and multi-format (including epub, mobi/Kindle, pdf, lrf-Sony Portable Reader, pdb, txt and html for online reading).

You can find my author page and the list of published novels here:

Dieter on Smashwords

ENJOY 🙂


Français | Bonne nouvelle pour tous ceux qui boycottent Amazon et qui n’ont pas de lecteur d’ebook qui gère le format Kobo : j’ai réactivé mon compte Smashwords et y ai déposé tous mes romans. J’y mettrai aussi tous les nouveaux romans à partir de maintenant. Pour info, mes livres coûtent exactement le même prix sur toutes les plateformes où ils sont disponibles.

Alors, Smashwords, qu’est-ce que c’est ? Eh bien, c’est juste le plus grand distributeur au monde d’ebooks écrits par des auteurs indépendants. En tant que tel, il s’avère être l’outil parfait pour les écrivains indépendants ainsi qu’une merveilleuse plate-forme pour les lecteurs qui souhaitent découvrir de nouvelles voix dans toutes les catégories et tous les genres. Une fois que vous vous êtes inscrit, le site propose des outils utiles de recherche, de découverte et de gestion de votre bibliothèque personnelle. La plupart des livres sur Smashwords sont proposés à des prix tout à fait abordables et en plusieurs formats (y compris epub, mobi/Kindle, pdf, lrf/Sony Portable Reader, pdb, txt et html pour lecture en ligne). Seul petit bémol, le site n’existe qu’en anglais.

Vous pouvez trouver ma page auteur et la liste des romans publiés ici :

Dieter sur Smashwords

BONNE LECTURE 🙂


Deutsch | Gute Nachrichten für alle, die Amazon boykottieren und keinen E-Book-Reader haben, auf dem das Kobo-Format funktioniert: Ich habe mein Smashwords-Account reaktiviert und alle meine Romane hochgeladen. Ich werde ab jetzt auch jeden neuen Roman hochladen. Zur Info, meine Bücher kosten auf allen Plattformen, auf denen sie erhältlich sind, gleich viel.

Also, was genau ist Smashwords? Nun, es ist einfach der weltweit größte Vertreiber für E-Books unabhängiger AutorInnen. Als solches erweist es sich als perfektes “Werkzeug” für unabhängige SchriftstellerInnen sowie als wunderbare Plattform für LeserInnen, die neue Stimmen in allen Kategorien und Genres entdecken möchten. Sobald ihr euch eingeschrieben habt, verfügt ihr über tolle Online-Tools, mit denen ihr Bücher suchen entdecken und in eurer persönlichen Bibliothek verwalten könnt. Die meisten Bücher auf Smashwords sind preisgünstig und in mehreren Formaten erhältlich (einschließlich epub, mobi/Kindle, pdf, lrf/Sony Portable Reader, pdb, txt und html zum Online-Lesen). Leider ist die Smashwords-Website in Englisch.

Meine Autorenseite und die Liste meiner Romane findet ihr hier:

Dieter auf Smashwords

VIEL SPASS BEIM LESEN 🙂

Rant | Diatribe | Schimpftirade

Attention, rant ahead.

There’s a new phenomenon out there. No, not the pandemic—nothing new about that, and truth be told, I guess we’re all quite fed up with hearing about it (and living with it), but well, we have no choice… No, I’m talking about the New Rudeness, which one could also dub “The art of snubbing emails”.

I mean, what is wrong with people? I’m not even speaking of private emails; I don’t consider them of so high a priority that they need to be answered in the blink of an eye, neither by me nor by my contacts. I’m speaking of business emails. That’s a domain where I thought everyone was acting and reacting like me. When I get an email in my job, I try to reply within the half hour, or when exceedingly busy within the day. I mean, hel-lo? Job – that activity we may like or not, but which fills our bank account?

But lately, I realized I was being very naïve. In fact, I sent out emails for several side activities. For instance, over at my French review site, I have a page dedicated to announcements of all sorts, namely for impending book releases. So, I turned to the major French publishing houses specialised in gay books and asked them if they wanted to see their releases to be featured on that page. For free, I’d like to add. All I asked for was that they send me the necessary elements (nothing fancy, just the blurb, the cover, the release date, purchase links, etc.). I think I contacted twenty publishers—and only two of them deigned to answer. 

All I got from the others was—deathly silence.

The same was true when I reached out to some newspapers and journalists regarding my latest release. And the same was also true when I contacted several authors nudging them to send in submissions for the impending first issue of the new literary quarterly I’m working for in my spare time. Many never replied. Note that those were authors with whom I already exchanged when they had a new book coming out and were asking for a review on my website.

On the positive side, one did reply. Brace yourself: Mister Felice Picano. Yes, he of The Lure, Looking Glass Lives, and the outstanding Like People in History, to name but a few of his novels. The subject is of no importance (well, no, it is: I boldly asked him if he would consider maybe wanting to be willing to read my latest book Ordinary Whore—yes, it might have been a somewhat convoluted email); the main thing is, he took the time to read my email and to send a very nice, encouraging reply.

So, people are rude? I guess I should have known. Mister Picano isn’t? That’s a reassuring thing to know. Humanity’s not all lost, then.

Rant over.

Attention, diatribe.

Il y a un nouveau phénomène. Non, pas la pandémie – rien de nouveau de ce côté-là, et à vrai dire, je suppose que nous en avons tous marre d’en entendre parler (et de vivre avec), mais bon, nous n’avons pas le choix… Non, je parle de la Nouvelle Impolitesse, que l’on pourrait aussi baptiser « L’art de snober les e-mails ».

Mais qu’est-ce qu’ils ont, les gens ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Je ne parle même pas d’e-mails privés ; moi-même, je ne les considère pas prioritaires et ne m’attends pas à une réponse en un clin d’œil, ni de ma part ni de la part de mes contacts. Je parle des e-mails professionnels. C’est un domaine où je pensais que tout le monde agissait et réagissait comme moi. Lorsque je reçois un e-mail au bureau, j’essaie de répondre dans la demi-heure ou, lorsque je suis très occupé, dans la journée. Parce que allô ? Boulot – cette activité, que l’on aime ou pas, qui remplit notre compte bancaire ?

Mais dernièrement, j’ai réalisé que j’étais très naïf. En fait, j’ai envoyé un tas de mails pour mes activités parallèles. Par exemple, sur mon site de critiques en français, j’ai une page dédiée aux annonces de toutes sortes, et notamment aux sorties imminentes de livres. Donc, je me suis tourné vers les grandes maisons d’édition françaises spécialisées dans les livres gay, et je leur ai demandé si elles voulaient voir leurs nouveautés paraître sur cette page. Gratuitement, en plus. Tout ce que j’ai demandé, c’est qu’ils m’envoient les éléments nécessaires (rien de loufoque non plus, juste le résumé, la couverture, la date de sortie, les liens d’achat, etc.). Je pense que j’ai contacté vingt éditeurs – et seuls deux d’entre eux ont daigné répondre. 

Tout ce que j’ai obtenu des autres était – un silence de mort.

La même chose est arrivée lorsque j’ai contacté certains journaux et journalistes au sujet de mon dernier livre. Et il en va de même lorsque j’ai contacté plusieurs auteurs pour les inciter à envoyer des soumissions pour le premier numéro du nouveau trimestriel littéraire pour lequel je travaille pendant mon temps libre. Beaucoup n’ont jamais répondu. Notez que c’étaient des auteurs avec lesquels j’ai déjà échangé lorsqu’ils ont sorti un nouveau livre et qu’ils sollicitaient une critique sur mon site.

Pour parler aussi de choses positives, un contact m’a répondu. Tenez-vous bien : Monsieur Felice Picano. Oui, l’auteur de The Lure, Looking Glass Lives, et de l’incroyable Like People in History (Nous étions l’histoire en marche), pour ne citer que quelques-uns de ses romans. Le sujet n’a pas d’importance (enfin, si : je lui ai demandé hardiment s’il pouvait peut-être envisager de vouloir, sur un malentendu, lire mon dernier livre Ordinary Whore [Putain ordinaire] – oui, j’ai peut-être employé des tournures un peu alambiquées dans ce mail) ; l’essentiel est qu’il a pris le temps de lire mon e-mail et de m’envoyer une réponse très gentille et encourageante.

Alors, les gens sont impolis ? J’imagine que j’aurais dû le savoir. Monsieur Picano ne l’est pas ? Voilà une chose rassurante et bonne à savoir. L’humanité n’est donc pas entièrement perdue.

Fin de diatribe.

Achtung, Schimpftirade.

Ein neues Phänomen geht um. Nein, nicht die Pandemie – in der Hinsicht gibt’s nichts Neues unterm Himmel, und um ehrlich zu sein, ich denke, das Thema hängt uns schon zum Hals raus, aber wir haben keine Wahl… Nein, ich meine die Neue Unhöflichkeit, die man auch als “Die Kunst, E-Mails zu ignorieren” bezeichnen könnte.

Was ist bitte los mit den Leuten? Ich meine nicht einmal private E-Mails. Die halte ich selber nicht für so wichtig, dass sie im Handumdrehen beantwortet werden müssen, weder von mir noch von meinen GesprächspartnerInnen. Ich meine Geschäftsmails. Unsere Jobs sind so ein Bereich, von dem ich dachte, jeder würde so agieren und reagieren wie ich. Wenn ich im Büro eine E-Mail erhalte, versuche ich, innerhalb einer halben Stunde zu antworten, oder wenn ich zu beschäftigt bin, noch am gleichen Tag. Ich meine, hallo? Job –diese Aktivität, die, ob wir sie mögen oder nicht, unser Bankkonto auffüllt?

Aber in letzter Zeit wurde mir klar, dass ich anscheinend sehr naiv bin. Im Zusammenhang mit verschiedenen Nebenaktivitäten habe ich mehrere E-Mails verschickt. Zum Beispiel habe ich auf meiner französischen Rezensions-Website eine Seite, die Ankündigungen aller Art gewidmet ist, vor allem bevorstehenden Buchveröffentlichungen. Also wandte ich mich an die großen französischen Verlage, die auf Schwulenbücher spezialisiert sind, und fragte an, ob sie daran interessiert wären, ihre Neuerscheinungen auf dieser Seite zu veröffentlichen. Kostenlos, möchte ich hinzufügen. Ich bat nur darum, dass sie mir die dazu notwendigen Elemente schicken (nichts Besonderes, bloß den Klappentext, das Cover, das Veröffentlichungsdatum, Kauflinks usw.). Ich glaube, ich habe zwanzig Verlage kontaktiert – und nur zwei von ihnen haben sich dazu herabgelassen, mir zu antworten. 

Alles, was ich von den anderen bekam, war – Schweigen.

Das Gleiche passierte, als ich mich bezüglich meiner neuesten Veröffentlichung an einige Zeitungen und Journalisten wandte. Oder als ich Autoren kontaktierte, um sie zu bitten, Beiträge für die bevorstehende erste Ausgabe des neuen Literaturmagazins einzusenden, für das ich in meiner Freizeit arbeite. Viele haben nie geantwortet. Ich möchte unterstreichen, dass es sich um Autoren handelt, mit denen ich bereits einen regen Mailverkehr hatte, als es um ihr neues Buch ging und sie um eine Rezension auf meiner Website baten.

Positiv zu vermerken ist, dass jemand dann doch geantwortet hat. Stellt euch vor: Herr Felice Picano. Ja, der Autor von The Lure, Looking Glass Lives und dem hervorragenden Like People in History, um nur einige seiner Romane zu nennen. Der Betreff spielt hier keine Rolle (naja, doch: Ich fragte ihn kühn, ob er in Betracht ziehen könnte, vielleicht bereit sein zu wollen, mein letztes Buch Ordinary Whore [Eine ganz normale Hure] zu lesen – ja, es könnte sein, dass meine Mail etwas verschnörkelt ausfiel); was hier wichtig ist: er hat sich die Zeit genommen, meine E-Mail zu lesen und eine sehr nette, ermutigende Antwort zu senden.

Die Leute sind also unhöflich? Ich denke, das hätte ich wissen sollen. Herr Picano ist es nicht? Beruhigend. Die Menschheit ist also nicht ganz den Bach hinunter.

Ende der Schimpftirade.

Patreon… and you | Patreon… et vous | Patreon… und Ihr

EN | I finally decided to create my Patreon account. For those who do not know this site, Patreon is today for artists what Gaius Maecenas – whose name has become synonymous with an arts patron – was in ancient Rome for Virgil and Horace: a facilitator, or in other words, a means for any artist to be able to dedicate more (ideally: all) of their time to their passion. For me, this passion means writing as well as reading and reviewing books on livresgay.fr (in French) and on Rainbow Book Reviews (in English ). This double-passion is of course time-consuming; but when you love doing something, you don’t count the hours. Yet, in order to be able to devote even more time to it, I would be very grateful if you could support me. More resources would mean more free time, more freedom, more reviews… and above all, more novels.

Patreon is very simple: if you want to support me, just

  • click on the link in the header (Become a Patron!)
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Then, you register as a contributor, you choose your monthly contribution, and voilà. You will then benefit from certain advantages, newsletters, additional information, exclusives, etc. I explain everything in this public article (in English, French and German): The Why and the What | Le pourquoi et le quoi | Das Warum und das Was

Thanks in advance!


FR | J’ai enfin décidé de m’inscrire sur Patreon. Pour ceux qui ne connaissent pas ce site, Patreon est aujourd’hui aux artistes ce que Caius Mæcenas – mieux connu sous son nom francisé Mécène – était dans l’Antiquité à Virgile, Properce et Horace: un facilitateur, autrement dit, un moyen pour les artistes de pouvoir dédier plus (idéalement: tout) leur temps à leur passion. Pour moi, cette passion, c’est avant tout l’écriture ainsi que la lecture et la rédaction des fiches de lecture que vous êtes de plus en plus nombreux à apprécier sur livresgay.fr (en français) ainsi que sur Rainbow Book Reviews (en anglais). Ces deux passions, bien sûr, sont chronophages; mais quand on aime, on ne compte pas les heures. En revanche, pour pouvoir y consacrer encore plus de temps, je serais très reconnaissant si vous pouviez m’apporter votre soutien. Plus de moyens, ça voudra dire plus de temps libre, plus de liberté, plus d’articles… et surtout, plus de romans.

Le fonctionnement est très simple: si vous souhaitez me soutenir, il suffit

  • soit de cliquer sur le lien en haut à droite dans la tétière (Become a Patron!)
  • soit de vous connecter à mon profil Patreon.

Ensuite, vous vous inscrivez sur le site en tant que contributeur, vous choisissez votre contribution mensuelle, et le tour est joué. Vous bénéficierez par la suite de certains avantages, des newsletters, des informations complémentaires, des exclusivités, etc. J’explique tout dans cet article public (en anglais, français et allemand): The Why and the What | Le pourquoi et le quoi | Das Warum und das Was

Merci d’avance!


DE | Ich habe mich endlich dazu aufgerafft, ein Patreon-Account zu eröffnen. Für diejenigen, die diese Website nicht kennen: Patreon ist heutzutage für Künstler das, was Gaius Maecenas – sein Name wurde eingedeutscht als Mäzen zum Gattungsbegriff – in der Antike für Virgil und Horaz war: ein Vermittler, mit anderen Worten, jemand, der Künstlern ermöglicht, ihrer Leidenschaft mehr Zeit zu widmen. Für mich ist diese Leidenschaft vor allem das Schreiben sowie das Lesen und Rezensieren; mehr und mehr Leser besuchen meinen französischen Literaturblog livresgay.fr oder lesen meine Kolumnen auf Rainbow Book Reviews (auf Englisch). Diese doppelte Leidenschaft ist natürlich zeitaufwändig; aber wenn man etwas gerne macht, ist man do nicht kleinlich. Dennoch wäre ich sehr dankbar, wenn Sie mich unterstützen könnten, damit ich noch mehr Zeit dafür habe. Mehr Ressourcen bedeuten mehr freie Zeit, mehr Freiheit, mehr Rezensionen… und vor allem: mehr Romane.

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    Vielen Dank im Voraus!

Playlist “Ordinary Whore | “Putain Ordinaire” | “Eine ganz normale Hure”

Marc Laforge, main character of my new novel “Ordinary Whore”, has a thing for music. Just as I have. That’s why there’s quite a lot of music in the novel, and I thought you light want to check out which songs and tunes Marc is listening to… Here you are.

Marc Laforge, le protagoniste de mon nouveau roman “Putain Ordinaire”, a un truc avec la musique. Juste comme moi. C’est la raison pour laquelle il y a beaucoup de morceaux musicaux dans le livre, et je me suis dit que ça vous amuserait peut-être d’écouter cette espèce de B.O. de Marc… La voici donc.

Marc Laforge, die Hauptfigur in meinem neuen Roman “Eine ganz normale Hure”, hat was mit Musik. Genau so wie ich. Deshalb kommt Musik in dem Buch auch so oft vor, und ich hab mir gedacht, dass es euch vielleicht interessiert, was Marc sich so anhört… Hier also die Playliste.

Avant-première “Putain ordinaire” – extrait

putain ordinaire
roman
Dieter Moitzi

L’eau encore noire m’accepte comme un vieil ami. Elle est tiède et confortable.

Ensuite, je m’assois sur la plage, tremblant de froid pendant qu’un zéphyr timide sèche ma peau. Je me sens vivant et en paix dans ce petit courant d’air.

Mes dents claquent tellement que je n’entends pas les pas discrets sur le sable. Je sursaute quand quelqu’un passe une serviette de bain sur mes épaules.

Rachid, le jeune homme que j’ai recruté il y a quelques heures, se tient derrière moi. Il est vêtu de blanc. « Désolé ! Je ne voulais pas vous effrayer. Mais je vous ai vu frissonner, alors j’ai pensé que vous pourriez avoir besoin de ça », dit-il d’un air gêné. Il ramasse la serviette, qui a glissé par terre lorsque je me suis levé. Il la drape à nouveau sur moi et me frotte les bras.

Je recule pour le regarder, étourdi. « Tout va bien », dis-je enfin. « Vous m’avez fait peur. Mais tout va bien maintenant. Et merci pour la serviette. » Je me laisse retomber sur le sol.

Rachid me regarde, ne sachant que faire.

« Allez », je tapote le sable à côté de moi. « Asseyez-vous.

— Je pensais que vous vouliez être seul.

— Même si vous restez avec moi, je me sentirai seul », je murmure. Puis, plus fort : « Je n’ai rien contre votre compagnie. Allez, asseyez-vous. »

Il obéit.

Nous regardons l’horizon au loin, au-dessus de la mer, où la faible lumière du matin augmente presque imperceptiblement. Un silence confortable s’installe entre nous.

Il le rompt au bout d’un moment. « Vous avez encore froid », murmure-t-il. « Vous ne voulez pas vous habiller ?

— Mes vêtements sont dans ma chambre », je réponds dans un murmure, veillant à ne pas détruire la magie de cette heure matinale.

Rachid réfléchit. « Voulez-vous que nous… fassions l’amour ? » demande-t-il. « Ça vous réchauffera. »

Pris au dépourvu, je le regarde. Puis, je comprends. Bien sûr, c’est ce qu’il est censé proposer. « Non », dis-je. « Non, je ne veux pas… comment vous dites, déjà ? Faire l’amour ? Non, franchement, non. » Je souris. « Merci quand même.

— Vous ne devriez pas rester ici », marmonne Rachid. Il commence à enfouir une main dans le sable, puis la soulève. Les grains coulent doucement entre ses doigts minces et bronzés.

« Quoi ? » je demande. Pendant une seconde, j’ai cru que c’était un autre de ces étranges avertissements que j’ai reçus.

« Vous ne devriez pas rester ici. Vous allez attraper froid », explique-t-il.

« Hm », dis-je. « Viens par là. » Je le tire vers moi. « Mets ton bras autour de moi. Ça me réchauffera. »

Il se blottit contre moi et me prends dans son bras. Je sens sa chaleur corporelle, son souffle sur mon cou. Ce câlin est agréable, presque maternel.

« Monsieur ? » demande Rachid. « Je me demandais…

— Appelle-moi Marc. Qu’est-ce que tu veux savoir ?

— Oh non. Je ne peux pas vous demander ça.

— Oui, tu peux. N’aie pas peur.

— Mais… vous êtes mon patron.

— Bon Dieu, non ! Michele est ton patron. Peut-être que tu me considères un peu plus haut dans la chaîne alimentaire, mais je ne pense pas que je le sois. Nous sommes collègues, d’une manière ou d’une autre. Alors, vas-y, dis-moi ce qui te tracasse.

Il réfléchit à cela. Puis : « Je pensais que vous étiez… le mari de Madame Di Forzone ? »

J’étouffe un rire. « Pas du tout ! Elle me paie pour mes… euh, mes services. Tout comme tu seras payé, tu vois ?

— Vraiment ? Mais avec votre physique, vous n’avez pas besoin de… Je veux dire, pourquoi faites-vous ça ?

— T’as besoin d’argent pour vivre. Moi aussi.

— Mais… mais vous êtes Français. Il y a sûrement d’autres emplois pour vous en France. » Rachid secoue la tête, incrédule.

« Sûrement, oui. Mais celui-ci me convient.

— Comment avez-vous… atterri dans tout ça ?

— Par chance. Par la vie. J’avais le choix : putain, ou criminel, ou politicien. Ce qui est plus ou moins la même chose, de toute façon. Mon père était un politicien, tu vois, et je n’ai jamais voulu devenir comme lui.

— D’accord. Je vois », ment Rachid. Il me regarde, un jeune homme vulnérable qui me fait penser au Man with the Child in his Eyes de Kate Bush.

« Hé », je propose. « Et si on allait nager, d’accord ? » Je saute à nouveau sur mes pieds. La serviette glisse par terre comme un voile. Tout vaut mieux que de discuter mon sort. Pire encore, Rachid m’a montré la partie indemne et innocente de lui. Je ne veux pas être touché par ses yeux vulnérables, ses questions pertinentes. « Allez. » Je l’aide à se lever. « Et enlève-moi ça ! » Je tire sur ses vêtements.

Rachid se déshabille. Son corps jeune et charmant brille dans la lumière du petit matin. Il me fait un sourire narquois.

Je lui donne une tape sur les fesses, puis je pars en courant.

« Ça, tu vas me le payer ! » s’écrie-t-il en souriant et me court après.

Nous nous jetons dans les douces vagues, glorieusement nus, hurlant, nous éclaboussant, deux enfants espiègles, deux garçons intacts et pas encore souillés par la vie, tandis que le soleil se lève à l’horizon.