français

“Kerguelen” – un polar (et plus) intrigant

J’ai beaucoup aimé ce livre, par son côté quasi british. Pas de grandiloquences, pas de froufrous inutiles, pas de pompe et trompettes. Juste un récit très bien construit avec des personnages fort attachants. Il y en a en plus pour tous les goûts littéraires : pour les amis du polar ; pour ceux qui aiment les romances au long souffle et au rythme lent ; pour ceux qui adorent une petite pincée de surnaturel ; et enfin, pour ceux qui aiment découvrir des histoires d’antan, de fouiller dans les mémoires familiales, régionales, nationales et les souvenirs des maisons.

Toute ma fiche de lecture sur

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Le N°3 de “Secrets and Scrabble” de mon amie Josh!

J’ai adoré ce livre, du début à la fin. Je pouvais sentir Josh Lanyon prendre un plaisir fou à chaque minute d’écriture, de la mise en place de l’intrigue en passant par l’introduction des rebondissements jusqu’aux remarques ironiques ou spirituelles qu’elle met dans la bouche de ses personnages et aux angoisses d’Ellery à propos de son engouement non partagé pour le chef de police.

Le tome 3 de “Secrets and Scrabble” discuté sur

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À la recherche de soi-même – “Tuer le bon gay”

C’est un véritable roadtrip littéraire où je n’ai pas avalé tellement de road, mais évolué d’étape en étape, de rencontre fortuite en rencontre recherchée, certaines loufoques, certaines presque tristes. Le style d’écriture est entraînant, clair et direct, les dialogues sont ciselés, mais flairent bon la vraie vie, le tout saupoudré d’une saine dose d’humour et d’autodérision de la part du narrateur. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, et je n’ai pas réussi à deviner, d’une page à l’autre, ce qui m’y attendrait.

“Tuer le bon gay” d’Étienne Bompais-Pham sur livresgay:

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Très belle romance: “Un été inoubliable”

Axel vit dans un petit village touristique au bord du lac Léman. C’est un jeune garçon de seize ans un peu réservé, un peu mal assuré, un peu rêveur, comme écrasé par l’énormité de la vie et du futur. Il est mal dans sa peau à cause de ses quelques rondeurs et à cause de son désintérêt pour le foot, les voitures, le sport, qui font de lui un ado à part. Pas vraiment détesté et harcelé; pas vraiment populaire non plus. Ce qu’il aime faire avant tout, c’est dessiner.

La suite de ma fiche de lecture (enthousiaste) sur

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Ne ratez pas la saison 2 des “Histoires Pédées”

Mise à part la très belle surprise d’avoir une BD parmi ces quatre ouvrages (d’un dessinateur dont le coup de plume ne m’a pas laissé indifférent, sans jeu de mot aucun, s’entend), cette saison 2 s’est révélée plus « littéraire », non pas dans un sens « plus qualitatif » car la qualité était bel et bien au rendez-vous pour la saison 1, mais dans le sens « plus imagée », « plus profonde dans l’exploration des caractères des protagonistes ». Elle était néanmoins toujours aussi divertissante…

Tout mon compte-rendu de cette saison 2 sur

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“Volte-face” – un réveil F/F

Je l’avoue tout de suite, j’avais quelques réticences à lire ce roman. Non pas à cause du sujet que l’on subodore quand on lit le résumé – la maltraitance d’une femme – ni parce que ce n’est pas une histoire M/M mais F/F. Je ne suis pas sectaire pour un centime, j’ai déjà lu des romans F/F avec beaucoup de plaisir, et la tristesse et le sérieux supposés d’un sujet ne me découragent pas non plus. La raison est des plus idiotes : la faute de syntaxe dans la deuxième phrase du résumé. Eh oui, je suis comme ça, et j’assume. J’avais donc surtout peur de me retrouver avec un texte mal fagoté. Je m’en excuse auprès de l’auteure car… ma surprise fut aussi totale que positive.

Tout mon compte-rendu sur cette bonne surprise sur

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“Bonjiour Miéssieur” – à la découverte de l’Inde

C’est très bien écrit, pour commencer – bon, si un prof de français m’avait fourni trois fautes par phrases et des clichés à tire-larigot, j’aurais été déçu, je l’avoue. Mais à côté de l’écriture impeccable, c’est aussi le style qui m’a beaucoup plu, tantôt désinvolte, tantôt poétique, toujours sans concession ni pour l’auteur lui-même ni pour les autres, mais jamais fadasse ou attendu.

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“H comme…” ou l’art de dessiner de beaux garçons

C’est un de ces livres que l’on feuillette une première fois pour s’imprégner du style de l’artiste, de sa technique, de ses sujets, ses particularités, ses prédilections, ses petites obsessions… Puis, plus tard, on le reprend… C’est donc ce que j’ai fait. J’adore ce style léger et enlevé du dessinateur, Hannes Steinert, qui a un grand faible pour les jeunes hommes non seulement bien faits de leur personne – sculpturaux, aux pectoraux saillants, aux tétons qui pointent, aux sexes garnis (il y en a pour tous les goûts, d’ailleurs), aux culs bombés, aux poses souvent alléchantes –, mais aussi beaux comme des dieux antiques.

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Rant | Diatribe | Schimpftirade

Attention, rant ahead.

There’s a new phenomenon out there. No, not the pandemic—nothing new about that, and truth be told, I guess we’re all quite fed up with hearing about it (and living with it), but well, we have no choice… No, I’m talking about the New Rudeness, which one could also dub “The art of snubbing emails”.

I mean, what is wrong with people? I’m not even speaking of private emails; I don’t consider them of so high a priority that they need to be answered in the blink of an eye, neither by me nor by my contacts. I’m speaking of business emails. That’s a domain where I thought everyone was acting and reacting like me. When I get an email in my job, I try to reply within the half hour, or when exceedingly busy within the day. I mean, hel-lo? Job – that activity we may like or not, but which fills our bank account?

But lately, I realized I was being very naïve. In fact, I sent out emails for several side activities. For instance, over at my French review site, I have a page dedicated to announcements of all sorts, namely for impending book releases. So, I turned to the major French publishing houses specialised in gay books and asked them if they wanted to see their releases to be featured on that page. For free, I’d like to add. All I asked for was that they send me the necessary elements (nothing fancy, just the blurb, the cover, the release date, purchase links, etc.). I think I contacted twenty publishers—and only two of them deigned to answer. 

All I got from the others was—deathly silence.

The same was true when I reached out to some newspapers and journalists regarding my latest release. And the same was also true when I contacted several authors nudging them to send in submissions for the impending first issue of the new literary quarterly I’m working for in my spare time. Many never replied. Note that those were authors with whom I already exchanged when they had a new book coming out and were asking for a review on my website.

On the positive side, one did reply. Brace yourself: Mister Felice Picano. Yes, he of The Lure, Looking Glass Lives, and the outstanding Like People in History, to name but a few of his novels. The subject is of no importance (well, no, it is: I boldly asked him if he would consider maybe wanting to be willing to read my latest book Ordinary Whore—yes, it might have been a somewhat convoluted email); the main thing is, he took the time to read my email and to send a very nice, encouraging reply.

So, people are rude? I guess I should have known. Mister Picano isn’t? That’s a reassuring thing to know. Humanity’s not all lost, then.

Rant over.

Attention, diatribe.

Il y a un nouveau phénomène. Non, pas la pandémie – rien de nouveau de ce côté-là, et à vrai dire, je suppose que nous en avons tous marre d’en entendre parler (et de vivre avec), mais bon, nous n’avons pas le choix… Non, je parle de la Nouvelle Impolitesse, que l’on pourrait aussi baptiser « L’art de snober les e-mails ».

Mais qu’est-ce qu’ils ont, les gens ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Je ne parle même pas d’e-mails privés ; moi-même, je ne les considère pas prioritaires et ne m’attends pas à une réponse en un clin d’œil, ni de ma part ni de la part de mes contacts. Je parle des e-mails professionnels. C’est un domaine où je pensais que tout le monde agissait et réagissait comme moi. Lorsque je reçois un e-mail au bureau, j’essaie de répondre dans la demi-heure ou, lorsque je suis très occupé, dans la journée. Parce que allô ? Boulot – cette activité, que l’on aime ou pas, qui remplit notre compte bancaire ?

Mais dernièrement, j’ai réalisé que j’étais très naïf. En fait, j’ai envoyé un tas de mails pour mes activités parallèles. Par exemple, sur mon site de critiques en français, j’ai une page dédiée aux annonces de toutes sortes, et notamment aux sorties imminentes de livres. Donc, je me suis tourné vers les grandes maisons d’édition françaises spécialisées dans les livres gay, et je leur ai demandé si elles voulaient voir leurs nouveautés paraître sur cette page. Gratuitement, en plus. Tout ce que j’ai demandé, c’est qu’ils m’envoient les éléments nécessaires (rien de loufoque non plus, juste le résumé, la couverture, la date de sortie, les liens d’achat, etc.). Je pense que j’ai contacté vingt éditeurs – et seuls deux d’entre eux ont daigné répondre. 

Tout ce que j’ai obtenu des autres était – un silence de mort.

La même chose est arrivée lorsque j’ai contacté certains journaux et journalistes au sujet de mon dernier livre. Et il en va de même lorsque j’ai contacté plusieurs auteurs pour les inciter à envoyer des soumissions pour le premier numéro du nouveau trimestriel littéraire pour lequel je travaille pendant mon temps libre. Beaucoup n’ont jamais répondu. Notez que c’étaient des auteurs avec lesquels j’ai déjà échangé lorsqu’ils ont sorti un nouveau livre et qu’ils sollicitaient une critique sur mon site.

Pour parler aussi de choses positives, un contact m’a répondu. Tenez-vous bien : Monsieur Felice Picano. Oui, l’auteur de The Lure, Looking Glass Lives, et de l’incroyable Like People in History (Nous étions l’histoire en marche), pour ne citer que quelques-uns de ses romans. Le sujet n’a pas d’importance (enfin, si : je lui ai demandé hardiment s’il pouvait peut-être envisager de vouloir, sur un malentendu, lire mon dernier livre Ordinary Whore [Putain ordinaire] – oui, j’ai peut-être employé des tournures un peu alambiquées dans ce mail) ; l’essentiel est qu’il a pris le temps de lire mon e-mail et de m’envoyer une réponse très gentille et encourageante.

Alors, les gens sont impolis ? J’imagine que j’aurais dû le savoir. Monsieur Picano ne l’est pas ? Voilà une chose rassurante et bonne à savoir. L’humanité n’est donc pas entièrement perdue.

Fin de diatribe.

Achtung, Schimpftirade.

Ein neues Phänomen geht um. Nein, nicht die Pandemie – in der Hinsicht gibt’s nichts Neues unterm Himmel, und um ehrlich zu sein, ich denke, das Thema hängt uns schon zum Hals raus, aber wir haben keine Wahl… Nein, ich meine die Neue Unhöflichkeit, die man auch als “Die Kunst, E-Mails zu ignorieren” bezeichnen könnte.

Was ist bitte los mit den Leuten? Ich meine nicht einmal private E-Mails. Die halte ich selber nicht für so wichtig, dass sie im Handumdrehen beantwortet werden müssen, weder von mir noch von meinen GesprächspartnerInnen. Ich meine Geschäftsmails. Unsere Jobs sind so ein Bereich, von dem ich dachte, jeder würde so agieren und reagieren wie ich. Wenn ich im Büro eine E-Mail erhalte, versuche ich, innerhalb einer halben Stunde zu antworten, oder wenn ich zu beschäftigt bin, noch am gleichen Tag. Ich meine, hallo? Job –diese Aktivität, die, ob wir sie mögen oder nicht, unser Bankkonto auffüllt?

Aber in letzter Zeit wurde mir klar, dass ich anscheinend sehr naiv bin. Im Zusammenhang mit verschiedenen Nebenaktivitäten habe ich mehrere E-Mails verschickt. Zum Beispiel habe ich auf meiner französischen Rezensions-Website eine Seite, die Ankündigungen aller Art gewidmet ist, vor allem bevorstehenden Buchveröffentlichungen. Also wandte ich mich an die großen französischen Verlage, die auf Schwulenbücher spezialisiert sind, und fragte an, ob sie daran interessiert wären, ihre Neuerscheinungen auf dieser Seite zu veröffentlichen. Kostenlos, möchte ich hinzufügen. Ich bat nur darum, dass sie mir die dazu notwendigen Elemente schicken (nichts Besonderes, bloß den Klappentext, das Cover, das Veröffentlichungsdatum, Kauflinks usw.). Ich glaube, ich habe zwanzig Verlage kontaktiert – und nur zwei von ihnen haben sich dazu herabgelassen, mir zu antworten. 

Alles, was ich von den anderen bekam, war – Schweigen.

Das Gleiche passierte, als ich mich bezüglich meiner neuesten Veröffentlichung an einige Zeitungen und Journalisten wandte. Oder als ich Autoren kontaktierte, um sie zu bitten, Beiträge für die bevorstehende erste Ausgabe des neuen Literaturmagazins einzusenden, für das ich in meiner Freizeit arbeite. Viele haben nie geantwortet. Ich möchte unterstreichen, dass es sich um Autoren handelt, mit denen ich bereits einen regen Mailverkehr hatte, als es um ihr neues Buch ging und sie um eine Rezension auf meiner Website baten.

Positiv zu vermerken ist, dass jemand dann doch geantwortet hat. Stellt euch vor: Herr Felice Picano. Ja, der Autor von The Lure, Looking Glass Lives und dem hervorragenden Like People in History, um nur einige seiner Romane zu nennen. Der Betreff spielt hier keine Rolle (naja, doch: Ich fragte ihn kühn, ob er in Betracht ziehen könnte, vielleicht bereit sein zu wollen, mein letztes Buch Ordinary Whore [Eine ganz normale Hure] zu lesen – ja, es könnte sein, dass meine Mail etwas verschnörkelt ausfiel); was hier wichtig ist: er hat sich die Zeit genommen, meine E-Mail zu lesen und eine sehr nette, ermutigende Antwort zu senden.

Die Leute sind also unhöflich? Ich denke, das hätte ich wissen sollen. Herr Picano ist es nicht? Beruhigend. Die Menschheit ist also nicht ganz den Bach hinunter.

Ende der Schimpftirade.